Témoignage de Abby

Témoignage de Abby dans les étoiles – sur la page MAMAN VOGUE :

Je m’appelle Sarah, j’ai 31 ans. En 2018, après 3 ans, un diagnostic d’endométriose et deux fausses couches, notre fils Jessy vient agrandir notre famille. Rapidement, nous avons envie de continuer sur notre lancée. Le 1 er août 2019, bébé numéro 2 est déjà installé dans mon ventre ! Notre nouvelle vie à 4 aurait dû commencer le 1er Mai 2020…Ce fameux lundi 13 avril… une journée comme une autre à la maison. Tiens, je n’ai pas senti bébé bouger aujourd’hui. Après une heure, toujours aucun signe, aucun mouvement. Je fonce au cabinet de la sage-femme qui me suit durant ma grossesse. La sage-femme met le monitoring. Et là, rien. Je comprends de suite. On fait l’échographie. Je l’entends marmonner :« Le cœur ne bat plus ? » « Non, je n’ai rien. Son cœur s’est arrêté. »L’impensable, l’innommable, les mots interdits. Pourtant, ils sont dits. Et moi, j’attends. Mais, il ne se passe rien. On a perdu notre bébé. Mon bébé, que ce corps, mon corps, n’a pas pu sauver. Je porte la mort, au lieu de porter la vie. Je ne le verrais jamais ouvrir les yeux, je ne l’entendrais jamais pleurer, rire, gazouiller. Jamais il ne grandira. Jamais.On me donne un médicament pour faire maturer le col. Le travail commence. Je ressens absolument tout ; toutes les étapes. Je pleure de tout mon être, les yeux fermés. Je vis le moment le plus terrible de ma vie, ce. L’accouchement se termine. C’est une petite fille. Ma fille est née sans un cri.Abby ; c’est le prénom qu’on avait choisi depuis si longtemps. Abby, née le 14 avril 2020 à 2h51. 3.020 kilogrammes et 52 centimètres. Je refuse de suite de voir notre bébé. Cette peur de ne pas la reconnaître, de garder ces souvenirs de mon bébé mort… Finalement, nous acceptons de la voir, notre fille, notre Abby. Je suis contente aujourd’hui de l’avoir vu. Mais cela rend trop vraie cette terrible épreuve. La vie est précieuse. Si je pouvais dire une seule chose à tous les parents, futurs parents, et ceux qui se battent pour le devenir ; ça serait de profiter de chaque instant, de chaque moment. Trouver du positif même dans les échecs.

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Et je choisis de vivre

14 octobre 2020